Un abattage laisse un vide qu'on sous-estime toujours. Un chêne de quinze mètres, c'est plusieurs centaines de mètres carrés d'ombre en moins, un rideau visuel supprimé, et souvent un changement d'ambiance dans le jardin qui surprend les propriétaires le premier été.
Ne replantez pas exactement au même endroit. Les grosses racines résiduelles sont toujours en place après un rabotage de souche, et le sol y est appauvri par la décomposition du bois. Décalez d'un à deux mètres, ou remblayez en terre végétale sur cinquante centimètres de profondeur. Rien n'oblige d'ailleurs à raboter tout de suite : les options, leurs délais et leurs prix sont détaillés dans notre article que faire d'une souche après abattage.
Choisissez en fonction de la distance à la maison, pas de l'effet immédiat. La règle de sécurité usuelle veut qu'un arbre soit planté à une distance au moins égale à sa hauteur adulte. Sur les sols argileux des coteaux du Pays d'Auge, où le retrait-gonflement travaille en été sec, cette marge n'est pas théorique : c'est ce qui sépare un bel arbre d'une fissuration de façade dans vingt ans.
Les essences qui fonctionnent bien dans le Calvados sans devenir des problèmes : le charme et l'érable champêtre pour un volume moyen, le sorbier des oiseleurs et le merisier pour un petit jardin, le tilleul à petites feuilles si la place existe, l'aubépine et le noisetier en bordure. À éviter près d'une construction : peuplier, saule, bouleau et robinier, tous à racines agressives et à bois cassant.
Sur une commune qui protège son patrimoine paysager, l'autorisation d'abattage peut être assortie d'une obligation de replantation, parfois avec une essence imposée. C'est courant à Deauville et à Honfleur. Nous vous le signalons au moment du devis, pas après.